Couleurs d'Ozone

lundi 4 juin 2007

Recueil de Contrepeteries


L'aviatrice a pendu son fuselage.


Il est arrivé à pied par la Chine.


La Chine se lève à la vue des Nippons.


Je vous laisse le choix dans la date.


Seule l'entrée du premier char marque la date.


Il me faut une barrette de shit.


Permettez, madame, vous qui êtes folle de la menthe, que je déverse dans vos caisses le produit de mes fouilles.


J’aime vachement votre frangin.


The nun has got hope in her soul.


lundi 28 mai 2007

Raison de l'Intelligence versus Intelligence de la Raison

Maxime CCXLV
C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté.

François de la RocheFoucauld


Je tombe sur cette citation complètement par hasard, et je reste sur le cul. Parmi les choses que j'ai prévu de dire à mes éventuels enfants, ou mômes à charge, il y a : "Fiston, l'intelligence suprême ne se montre jamais.".

Ma phrase est tournée différemment, mais l'avertissement derrière est le même : si tu es vraiment malin, alors personne ne sait que tu l'es !

Il existe de nombreux moyens de cacher son intelligence, certains à courts termes, d'autres viables le temps d'une vie... Vous me direz : à mentir, on se fait toujours choper à un moment ou à un autre. Il s'agit là d'un mensonge bien particulier, qui requiert des techniques tout aussi particulières.

Primo : fabriquez-vous des défauts mineurs. Rêveries intempestives, nullité en cuisine ou en informatique, bref un domaine où tout le monde vous éclatera. Un défaut vous ôte de la catégorie "perfection anormale et irritante" dans laquelle vous placerait l'inconscient des humains. Toute l'astuce réside dans le fait que vous allez vraiment devoir devenir nul dans les domaines que vous avez choisis. Vous verrez, ce n'est pas si dur que ça. L'auto-conviction est très puissante.

Secundo : Observez, apprenez. Analysez les techniques (volontaires ou involontaires) de communication des autres humains, et appréciez leur subtilité ou leur transparence... Essayez de comprendre comment les discussions fonctionnent, comment le corps parle en plus de la communication verbale. Vous pourrez ainsi sans effort appréhender le fil directeur d'une discussion et l'orienter à votre guise, sans nécessairement avoir à parler beaucoup, donc sans vous faire remarquer. J'ai rencontré dernièrement une demoiselle qui jouait sur les associations d'idées pour faire dire aux autres ce qu'elle avait envie de dire. Je pense avoir été le seul à le remarquer tellement ses allusions étaient subtiles, elle fabriquait le plus souvent des associations "au 2e degré" (i.e. elle dit "Les parents de Machin sont pas un peu maniaques sur les bords, pour collectionner des cafetières ?", elle pense : "C'est crade sur la table, ils doivent nettoyer leur bordel pour que je puisse écrire"... Parents maniaques => Ils rentrent demain et sont maniaques => Faut ranger... Du coup le maître de maison se lève, mû par une idée soudaine qu'il croit avoir eu tout seul, et va chercher une éponge.)
On se doutera que plus le degré est élevé, moins l'efficacité l'est, mais plus c'est indétectable et donc réutilisable. Vous me direz : mais elle peut ne pas le faire exprès ! Si. J'étais là. Il suffit de voir son sourire satisfait et limite narquois quand elle obtient ce qu'elle veut grâce à ce procédé.
J'en profite pour vous enjoindre à ne pas utiliser la technique de quelqu'un alors qu'il est présent et que vous ne la maîtrisez pas encore. Utilisez la raison de votre intelligence et inventez une contre-technique, ou encore programmez vous un automatisme mental pour reconnaître automatiquement ce genre de technique à l'avenir, afin de ne pas vous laisser avoir un jour où vous aurez baissé votre garde.
Pour revenir à la notion de défaut, quand vous percevez dans une discussion qu'on veut vous mener en bateau et que vous connaissez déjà la technique (c'est important, ne jouez pas au malin si vous la rencontrez pour la première fois, apprenez plutôt), laissez-vous mener en bateau, si vous n'avez rien à faire de plus intéressant. C'est un coup dur pour votre fierté publique, et votre interlocuteur rit dans sa barbe de vous manipuler comme les autres. Bien évidemment n'acceptez pas n'importe quoi et trop souvent, sinon votre entourage ne raffinera pas ses propres techniques et vous ne voulez pas ça, n'est-ce pas ?

Tertio : Ne mentez que lorsque c'est nécessaire, ou pour faire une blague. Surtout ne mentez pas pour paraître plus que ce que vous êtes, c'est le comportement contraire de ce que nous cherchons. De temps en temps (pas plus d'une fois par interlocuteur et par an), assurez-vous de mentir pour vous glorifier et que votre interlocuteur trouve la vérité après vous avoir soupçonné de mentir, tellement votre mensonge était mal construit ou plutôt mal raconté. À propos, j'ai découvert récemment une technique, que j'ai complètement employée à mon insu, et qui ne m'a rien apporté sauf la possibilité de l'utiliser consciemment plus tard : celle de l'ascenseur sentimental. Arrangez-vous, avant de faire une surprise (agréable si possible) à quelqu'un, pour qu'il vous déteste les 10 minutes précédant la surprise, et que son mécontentement se transforme spontanément en contentement, sans qu'il n'ait plus aucune raison de vous en vouloir, puisque c'était une blague ! Je vous laisse réfléchir sur les multiples opportunités de ce genre de manipulation... N'oubliez pas que vous avez des humains en face de vous, et donc que vous ne pouvez pas prévoir facilement ce qu'ils peuvent penser à moins de bien connaître leur passé, leurs expériences !

Quadro : Repérez les adeptes de la logorrhée du "je", "moi", et par dessus tout n'en devenez pas un. Mais si vous êtes intelligent, vous n'en êtes pas un, et ce n'est même pas la peine que je vous explique pourquoi.
Il y a celui qui parle tout le temps à la première personne, c'est un cas très rare mais très intéressant car très facilement manipulable. Il est tellement concentré sur son propre speech qu'il n'accorde aucun intérêt à celui des autres. Utilisez des paroles simples qui toucheront son inconscient car son conscient ne vous écoutera pas. Faites vous les dents. Entraînez-vous à repérer les moments où il raconte des mensonges, car statistiquement ce sont ces genres d'individus qui mentent le plus, par à-coups.
Il y a celui qui raconte une bonne histoire qu'il a vécu ; enrichissez-vous de son expérience, acquérez-la et tirez-en des conclusions, des nombres pour vos stats, bref, des données intéressantes. Idem, cherchez la petite bête, mais sans la placer sous la loupe si vous la repérez. Au pire si vous n'êtes pas sûr, posez une question bien placée et soyez attentif à la réponse.
Il y celui qui raconte pour une fois une histoire qu'il a vécu ; ce sont les meilleurs. Soyez intéressé, il s'agit d'un apport rare et donc inestimable d'informations permettant de comprendre comment la personne fonctionne. L'enthousiasme est de mise, les questions doivent être orientées vers un objectif commun : "qu'as-tu ressenti" ?

Quinto : Avouer modestement ne pas avoir d'intelligence, écoutez et souriez. Le bon vieux : "Désolé, je ne suis pas très futé !" passe très bien dans toutes les situations.


Voilà.
Petite notice explicative à l'usage des gens qui pensent comme des Intelligences Artificielles.

samedi 19 mai 2007

Mots & Cris

Quand je n'ai plus de voix, j'écoute. Quand je me perds, je demande mon chemin. Mais si je ne trouve pas la voie, je suis par la force des choses amené à me débrouiller seul.


Éternel insatisfait des rétrospectives du lendemain de grosse cuite, je continue ponctuellement de boire sans modération dans l'espoir de créer une exception...


Est-ce notre (in|sub)conscient qui choisit de nous faire nous souvenir de nos rêves, pour des raisons qui échappent à la raison ?


Pensées du crépuscule...

lundi 7 mai 2007

Je fais des ratures...

Une idée de scénario :

Un scientifique parvient à expliquer pourquoi on dit qu'un mourant voit sa vie défiler devant ses yeux... Théorie : il s'agit d'un mécanisme de "copie d'urgence" de la mémoire sur un autre support.

L'astuce du scénario consiste à exploiter les multiples explications du pourquoi et du comment de cette copie, en une suite de petites nouvelles soi-disant écrites par le scientifique lors de ses recherches. Il les écrit comme s'il racontait un rêve dont il est l'acteur principal, et qui commence à chaque fois avec sa mort. Puis, après chaque nouvelle, commentaire scientifique rédigé en langage scientifique.

La collection de nouvelles s'achève par la mort du scientifique (suicide?), phrase-choc à l'appui, avec pour conclusion : A quoi bon chercher à savoir ce qu'il y a après la mort, puisque la vérité nous est dévoilée quand on meurt ?

Idées de scénarii :

  • à la Matrix, monde informatique qui n'est qu'un simple jeu pour les véritables aliens que nous sommes => copie informatique
  • il existe une entité vivante non palpable qui récupère nos "âmes" => copie moléculaire, ou électrique
  • mécanisme de transmission d'un cerveau à un autre, dans l'inconscient => copie par ondes "gamma"
  • mécanisme de destruction des données, implanté dans notre adn alors que l'homme vivait dans une civilisation antérieure à la nôtre, les terroristes s'étaient modifiés génétiquement pour résister à des interrogatoires post-mortem, il ne resta que les terroristes (bombe?)