Oui, je manque de professionnalisme.

Je sais.

Et alors ? Je ne fais pas sérieux ? Rien à foutre ! Je suis méticuleux, consciencieux, rigoureux dans mon travail. J'emmerde les horaires, c'est plus fort que moi. Et par dessus tout, j'emmerde ces victimes de la société que sont les businessmen/women. Ils mourront avant moi, et de leur propre aveuglement encore, mais tant qu'ils sont en vie, ils me pompent l'air.

Un vrai businessman ne peut avoir de sentiments. Il n'existe qu'à travers lui-même. C'est ça, l'influence de la société sur les amis ? C'est ça le goût du fiel dégouttant des sourires d'hypocrites ? C'est ça, la trahison ?

À force d'esquiver la confrontation cinglante, je vais finir par devenir l'enculé égoïste, malsain et insensible que je refoule au plus profond de moi-même... Je suis ce que je veux être, mais ce n'est pas toujours facile. Je lutte, pourtant. Je lutte pour ne pas exploser la gueule de mes interlocuteurs, ou les traîner dans la boue, les humilier, en faire mes esclaves... je lutte dur. C'est si facile, si tentant ! Et... Ils sont si cons ! Si prévisibles, si manipulables, si facilement trompés ! Tout comme je le suis quand je m'oublie aux délicieux plaisirs qu'offre la confiance...

Monde de merde.